Ambert et Grésèque, pères et fils, savourent le titre sous l'oeil de Philippe, président par intérim

Ambert et Grésèque, pères et fils, savourent le titre sous l’oeil de
Philippe, président par intérim

Suspendu pour six ans de toutes fonctions au sein de son club de SM Pia, Marc Ambert n’a pas lâché son club en route, travaillant dans l’ombre de son frère, Philippe Ambert. Mais les récents champions de France en titre, n’ont plus de président. D’ici une dizaine de jours, un nouvel homme fort devrait être nommé.
Marc, comment s’est passée la réorganisation du club après votre suspension ?
Mon frère est venu nous aider pour dépanner. Philippe Ambert a pris l’intérim auprès des banques et des organismes publics, étant donné que j’ai été suspendu pour six ans.
La blessure est encore très présente…
Oui, mais je ne suis pas là pour briller, plutôt pour faire avancer mon club et mon village. Il y a eu, au-delà de ma suspension, un manque à gagner avec l’exclusion de la Coupe et les joueurs à payer avec une seule compétition à disputer. Il a fallu aussi payer avant cette finale l’amende de 10 000 euros.

PHOTO/Photo P.. R

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Cette finale, comment l’avez-vous vécue ?
Déjà, je tiens à féliciter cette très belle équipe de Saint-Estève/XIII Catalan qui n’était pas là par hasard et qui est en complète progression. Je suis heureux que nous n’ayons pas sous-estimé cet adversaire. Et puis, il y a la touche de leur entraîneur Steve Deakin, qui est un coach très professionnel. Nous n’avons pas reproduit la même faute que la saison passée. On a abordé ce match avec méfiance. Cette finale a été la confirmation d’une saison exemplaire mais aussi la confirmation d’un pur joyau, Maxime Grésèque, qui en demi-finale et en finale a été brillant. Il est revenu sur son terrain de formation par la grande porte. Qui pour prendre votre succession à la tête de SM Pia ? J’ai assuré la saison tout en étant écarté, ça m’a fatigué. Je voulais cette réponse sur le terrain. Maintenant, place à l’avenir. Je n’ai signé aucun contrat avec les joueurs pour la prochaine saison. Moi, je suis fatigué, usé, et je suis tombé dans un traquenard. J’ai juste demandé des comptes après une finale perdue, c’est tout, je n’ai insulté, ni menacé personne.
Le temps presse tout de même pour préparer le prochain exercice…
Oui, d’ici dix jours, un nom sortira du chapeau. Tout va bien quand même, il y a un bon staff, des joueurs qui veulent rester et qui sont demandeurs. Je reviendrai dans six ans. Il y a eu cette réponse des joueurs sur le terrain avec ce titre de champion, c’est la plus belle récompense. Il n’y a aucun autre commentaire à faire. Le Pia de Comtat et Tandy est devenu dimanche champion de France.

viaPia, un champion de France sans président – Lindépendant.fr.